(Café Congo) Responsability and Reparation…

invitation évènement

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L'objet

posté par Pierre-Philippe le 12-04-2019

Prospectus réalisé en 2017 pour le workshop "responsability and reparation in a time of post-colonial citizenship" organisé par Café Congo dans le cadre du Festival des Libertés à Bruxelles en septembre 2017. Le design du prospectus fait référence à celui de la revue "No More Fun and Games: a Journal of Female Liberation". 

prospectus imprimé à 1500 exemplaires sur les presses de l’imprimerie Gillis à Bruxelles / format: 140 x 210 mm / typographies: Courrier New et Futura Medium / papier : Cyclus offset / design graphique : Pierre-Philippe Duchâtelet / septembre 2017


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Le projet

posté par Pierre-Philippe le 12-04-2019

Le 1 septembre 2017 à 12:11, Pierre-Philippe Duchâtelet <pierrephilippe AT lavillahermosa DOT com> a écrit: Alors, je vous dis tout de suite que l'image se fera en référence à http://library.duke.edu/digitalcollections/wlmpc_wlmms01029/ paru en 1969, il contient un article "an argument for black women's liberation as a revolutionary force" de Mary Ann Weathers. Il ne s'agit pas pour moi de mélanger l'objet de votre lutte aux luttes d'émancipations afro-américaines. Je suis opposé à ce genre de raccourcis, par contre, j'aimerais faire une référence à ce mouvement afro-féministe parce que je pense que les actions présentes sont liés à la pensée qui à émergé dans le monde anglo-saxon fin des années 60' avec les culturals studies, les postcolonial studies et des personnalités comme bell hooks...m'autorisez-vous à poursuivre dans cette direction?

Le 1 septembre 2017 à 12:11, Pierre-Philippe Duchâtelet <pierrephilippe AT lavillahermosa DOT com> a écrit :

 

Alors, je vous dis tout de suite que mon inspiration visuelle sera une référence à ceci: http://library.duke.edu/digitalcollections/wlmpc_wlmms01029/.

paru en 1969, il contient un article "an argument for black women's liberation as a revolutionary force" de Mary Ann Weathers.

 

Il ne s'agit pas pour moi de mélanger l'objet de votre lutte aux luttes d'émancipations afro-américaines. Je suis opposé à ce genre de raccourcis, par contre, j'aimerais faire une référence à ce mouvement afro-féministe parce que je pense que les actions présentes sont liés à la pensée qui à émergé dans le monde anglo-saxon fin des années 60' avec les culturals studies, les postcolonial studies et des personnalités comme bell hooks...

 

m'autorisez-vous à poursuivre dans cette direction?


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Le débat

posté par Pierre-Philippe le 12-04-2019

La présence des citoyens postcoloniaux et de leurs descendants est devenue une problématique majeure face à la montée des populismes d’extrême-droite en Europe. Le discours xénophobe qui dénonce l’illégitimité de la présence non-blanche s’autorise d’un déni d’histoire et de mémoire quant à la contribution historique des « autres » au développement du continent européen, en particulier celle des Afro-descendants. Dans le cadre de ce workshop divisé en deux sessions, nous interrogerons du point de vue de la philosophie, de l’économie, du juridique, du social, de la psyche et du culturel, ce qui permettrait de penser une Europe plus responsable face à son passé et le statut et les enjeux liés à la réparation.

Responsabilité à l'ère des citoyennetés post-coloniales

Comment définir notre responsabilité vis-à-vis du passé impérial, colonial et esclavagiste de l’Europe ? Pour beaucoup, il s’agit d’un temps révolu, non connecté à notre histoire présente et dont les demandes de reconnaissance réitérées tendent à la victimisation. Pourtant, l’héritage imaginaire et matériel de cette période est bien perceptible (monuments coloniaux, black face, inégalités ethniques et raciales, etc.) et pose la question de la responsabilité. Qui peut définir cette responsabilité, est-elle individuelle ? collective ? Concerne-t-elle les états ? Sur quoi porte-t-elle exactement ? Quel serait le bénéfice pour nos sociétés post-esclavagistes et post-coloniales d’une posture de responsabilité ?

Réparation à l'ère des citoyennetés décoloniales

Si l’on peut s’accorder sur la nécessité d’une posture de responsabilité vis-à-vis du passé impérial, colonial et esclavagiste de l’Europe, alors on peut considérer légitime la question des réparations. Mais comment définir les réparations au regard de l’évolution du droit et de l’ampleur des dommages recensés ? Une réparation est-elle possible ? Doit-elle être individuelle ou collective ? Comment prendre en compte la dimension européenne et globale de l’histoire impériale de l’Europe dans la mise en œuvre d’une politique de réparation ? En quoi les réparations permettraient-elle de construire une Europe plus inclusive ?